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Université populaire de Caen

Aujourd’hui,
deux des participants ont décidé de prendre une calculette comme élément
déclencheur du questionnement. Conformément aux décisions prises précédemment,
les enfants purent proposer soit des questions inspirées par cet objet, soit
d’autres, librement inventées.
QUESTION RETENUE APRES LE VOTE :
Compte-rendu de la
discussion :
De quelle genre de gêne s’agit-il ? Ca peut être une gêne par rapport au physique, un handicap… Olivier nous dit qu’il ne comprends pas le rapport avec la question. Virginie précise : le regard des gens peut embêter certaines personnes, par exemple si on en enrobé… A quoi Olivier répond : « Pour moi, tu donnes des causes. Quand on pose la question « quelle genre de gêne ? », on ne s’intéresse pas aux causes. »
Ce regard semble différent de celui qu’on a habituellement. C’est en fonction de ce que fait la personne qui regarde qu’on peut être gêné. Mais on peut mal interpréter certains regards. Quand quelqu’un ricane, c’est ça qui gêne… On est donc gêné par rapport à ce que fait la personne. Mais une mauvaise interprétation toujours possible. Par exemple si on a des vêtements qu’on nous a obligés à porter, qu’on n’aime pas trop, on sait avant d’arriver devant les autres qu’on va être gêné.
Quelles sont les personnes qui seraient plus disposées à être gênées ? Les personnes qui ne sont pas très bien dans leur peau, celles qui ont des complexes, qui ont des soucis. Justine pense que ce n’est pas forcément des personnes complexées qui sont gênées : parfois on nous regarde avec un regard neutre et c’est nous qui créons les problèmes. Ce sont plutôt des gens qui vivent à travers le regard des autres.
Maïssane évoque le cas des vêtements à la mode : si beaucoup portent des marques sauf une, cette personne va être regardée méchamment. Mais dans ce cas-la, ce serait plutôt de l’intolérance. Par ailleurs, si la personne qui ne porte pas la marque ressent de la gêne, c’est un vrai problème. Si elle n’en porte pas, c’est qu’elle le fait exprès, elle sait très bien ce qu’elle fait. Et si on prend le cas d’une personne qui ne fait pas exprès, tout cela lui est égal… Mais ne s’éloigne-t-on pas de la question ?
Apparemment, non, puisqu’on reprend sur le même thème, en disant que si cette personne a des amis qui le laissent tomber à cause de ça, il va se sentir gêné. Mais, dans ce cas, ce ne sont pas vraiment des amis…
Doit-on exprimer tout ce qu’on pense ? Non, semble-t-il : on doit être assez mûr pour savoir que certaines choses ne doivent pas être dites, de peur de blesser les autres. Mais est-ce valable aussi dans le cas d’une amitié ? Probablement, car c’est un peu facile de dire que les amis doivent nous apprécier pour ce que nous sommes, et ainsi se permettre de tout dire. Il faut plutôt cacher un peu ce que tu penses, le garder.
La gêne on ne peut pas s’en débarrasser comme ça. Julien dit que tout le monde en ressent au moins une fois dans sa vie. Justine ajoute que quand on est gêné maladivement, on peut guérir grâce à nos amis, à notre famille…car quand on est gêné, on n’a plus confiance en soi. L’aide des amis, de la famille est-elle indispensable, ou peut-on se guérir de cette gêne par soi-même ? Justine pense que le recours aux proches est nécessaire et que s’affranchir de la gêne c’est comme bénéficier d’une liberté nouvelle. Car, comme le pense Julien, quand c’est maladif, on se renferme. Même si, pour Virginie, cette façon de se renfermer dépend des personnes. Justine insiste sur une idée qu’elle avait déjà émise et dit qu’on perd forcément confiance en soi, donc on se renferme.
Olivier fait état d’une anecdote : il lui est arrivé de discuter avec une personne proche, quelqu’un qu’il aime beaucoup, mais les avis étaient très tranchés sur des sujets précis. Il pense que, dans ce cas, il ne faut pas se retenir d’exprimer ses opinions. Car ce n’est pas la peine d’être doué d’intelligence, de parole, si on n’ose pas dire ce qu’on pense. Justine est d’accord, dans un cas comme celui-là, où on a affaire à des divergences d’opinion sur un sujet, mais quand ça touche la famille, ou un sujet délicat, il faut essayer d’aller dans le sens de la personne avec qui on parle, à un certain moment. Quand on donne son opinion, on juge un peu. Parfois, il faut simplement écouter, garder son opinion pour soi. Certaines personnes déclarent que, si elles ne disent pas ce qu’elles pensent, elles ont l’impression d’être mal, d’ « imploser ». Mais n’est-ce pas égoïste de préférer s’épargner soi, quitte à faire du mal aux autres ?
Question
proposée pouvant faire l’objet d’un développement à partir de la discussion
d’aujourd’hui :
Qu’est-ce que
la stupidité ?
Ont distribué la
parole :
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